Auteur/autrice : France Pinczon du Sel

  • Atelier école Emilio Maria Teran

  • Week-end à Punalica, carrosserie et carrossable

    Le week-end commence mal : en partant rejoindre Eric au lieu de rendez vous pour un trek à Punalica, la montagne en forme de poing fermé, un énorme 4×4 conduit par un chauffard ou un rêveur nous rentre dedans par le coté ! Plus de peur que de mal pour Léonie et Aurore, toutes les deux assises du coté du choc et pour moi, tremblante au volant… Les choses auraient été plus graves sans la robustesse de notre Land Rover. Le véhicule en tort ayant pris la fuite, nous sommes sur sa piste grâce à l’aide de témoins et d’amis avisés. La voiture est bien rossée, une portière ne s’ouvre plus, mais la marche à 4000 m d’altitude organisée par le groupe TAT ainsi qu’Eric nous attendent… Eric après sa folle nuit avec la Croix Rouge.
    Les filles gravissent allègrement les quelques 700m de dénivelé ravies de découvrir de nouveaux amis sportifs, puis tandis que chacun retourne chez soi, nous trouvons le site idéal pour camper, après un violent changement de météo qui modifie le paysage : une averse de grêlons énormes blanchit durablement les sommets alentours comme notre matelas de prairie !
    Le lendemain, une chasse au trésor et au GPS pour les filles s’achève au son des hauts parleurs d’une église plus bas dans la vallée, chantant la bénédiction des rameaux. Une belle messe, s’achevant avec l’invitation de l’un des fidèles à passer un moment chez lui, dans sa ferme un peu plus haut. Belle rencontre et accueil chaleureux avec Ramirez et sa famille.
    La soif des sommets se faisant toujours sentir, traversant la petite vallée, nous emportons notre pique nique de midi jusqu’en haut de la montagne d’en face qui nous offre encore un décor nouveau, au milieu des nuages.

  • Ateliers en milieu scolaire…

    Parfois le premier contact avec une communauté tient seulement au hasard d’une rencontre. Et de là peuvent suivre des ateliers de gestion des risques pour les 150 élèves d’une école. Avec cependant une crainte de la directrice, celle d’être prise en faute pour m’avoir permis de travailler sans autorisation officielle du ministère de l’éducation, dur à l’ouverture celui là… Pas de photos de l’école surtout, seulement des dessins réalises. Ce fût pour cette école une première expérience avec un intervenant extérieur !
    Une autre solution pour atteindre les écoles sans autorisation officielle, c’est de remplacer cette dernière par la confiance établie entre une communauté et la Croix Rouge, si présente et efficace dans notre région d’Ambato. Nos liens se renforcent avec eux au fil du temps, que ce soit pour des ateliers de gestion des risques ou des interventions Croix Rouge…

     

  • Les fameuses fêtes d’Ambato !

    Elles coïncident avec le carnaval dans chaque ville du pays et sans doute sur tout le continent. Mais ici, ô féerie, c’est la fête des fruits et des fleurs !
    En échauffement dès le week-end précédent nous sont offerts spectacles, dégustation de plats typiques et visite du jardin botanique. Sans oublier le « pregon »ou prologue des fêtes, un défilé dansé par des élèves parfaitement entraînés, dévoilant en même temps les sept prétendantes au titre de reine d’Ambato ! Déjà des clans se forment et les filles acclament leur idole : Erika la brune !
    L’excitation monte… Léonie et Aurore nous convainquent d’assister au grand show de l’élection de la reine d’Ambato. Ce soir là l’effervescence est à son comble mais Erika la brune laisse le trône à une presque blonde décolorée… Heureusement le voisinage dans les gradins vaut bien la peine d’y être comme certaines chorographies contemporaines en interludes entre les extravagants défilés de ces belles.
    A 7h du matin le dimanche il faut prendre place avec son tabouret et les places sont chères, pour assister au grand défilé qui nous laisse baba ! Ensuite, sus à la ville en fête avec un parcours de sculptures de fleurs et de fruits. La messe en plein air répond à l’énorme fresque de fruits et de pain réalisée sur la façade de la cathédrale.
    Le lundi est férié et pour cause, la fête continue avec la courses de petits bolides en bois lancé sur une longue pente, puis le défilé nocturne dans une ambiance plus chaude : la carioca fait rage : il neige de ces bombes de mousse blanche qui nous attaquent de plus belles !
    Entre temps, avec la Croix Rouge nous participons au carnaval bien plus champêtre de Pillaro : un magnifique cadre de montagne autour du défilé aspergé de bombes d’eau et de carioca.
    J’ai encore oublié un concert nocturne de chorales traditionnelles, juchés serrés sur les grilles du parc Montalvo face à la cathédrale illuminée, un autre de rock symphonique et de grande qualité sur la place, une fin d’après midi repos champêtre dans la ferme du frère d’un ami…
    Difficile de rassembler tant de souvenirs mêlés dans un bain de couleurs et de carioca, de musique, de fleurs et de fruits !

    Fêtes d’Ambato : soirées

    Fêtes d’Ambato : nombreux spectacles et animations

    Fêtes d’Ambato : musées fleuris

    Fêtes d’Ambato : LE grand défilé !

    Défilé au village de Emilio Maria Teran

    Fêtes d’Ambato : défilé nocturne

  • Un week-end bien exploité à Ambato !

    Vendredi soir, 3500 coureurs s’élancent pour les 10km de « La Ruta de los 3 Juanes » en plein cœur d’Ambato. Eric est dans le peloton central, nous l’encourageons au km 4 à deux pas de notre maison !

    Le lendemain matin, bien installés avec nos amis Ximena, German et leurs enfants, nous assistons au « pregon de las fiestas » : un défilé haut en couleurs, chorégraphié par de multiples écoles, parmi lesquelles se glissent les 6 prétendantes au titre de reine d’Ambato pour cette année. Un titre plus qu’honorifique. Outre une clinquante voiture et de multiples cadeaux, elle recevra une bourse d’étude pour l’étranger. Dès la dernière école passée, Léonie rejoint le cours de capoeira nouvellement mis en place le samedi et se régale : c’est la première fois qu’elle s’exerce avec le groupe des grands !

    Il fait beau, ce qui devenait rare… Dès 14h, corde et harnais à poste, nous partons explorer le site d’escalade recommandé par un ami grimpeur de Eric, à 15km de chez nous. Jolie marche d’approche jusqu’à une cascade, auprès de laquelle le chemin se mue en un tronc couché par dessus des tumultes -merci Piem pour la corde qui permet d’assurer les filles- puis le nez en l’air, on découvre les pitons dans les parois. Un régal pour nous 4 !

    L’appétit sportif d’Eric n’étant pas encore assouvit, il se lève à 5h du matin le lendemain dimanche afin de participer à une virée à VTT de 40 km qui mèneront les 6 acharnés à 3700m d’altitude (Cerro Llimpi, au-dessus de Quero) ! Il est de retour à midi, nous allons donc tous ensemble déguster des « platos tipicos » proposés en l’honneur des Fêtes d’Ambato qui débutent, au centre culturel la Liria, entouré du jardin botanique que l’on visite sur la digestion. Paix et beauté, surprises végétale puis culturelles : dans un charmant patio est donné un spectacle de danse, couple après couple…

    Pour finir la journée, nous voilà tous les 4 en tenue de course pour un premier entraînement au trail de Patate auquel les filles voudraient participer, le 24 février, comme Eric ! 12 km pour les adultes et 2 km pour les enfants entre les vergers d’avocatiers et de mandariniers de Patate… Cela se passe sans trop de peine autour de notre pâté de maison pour l’instant.

  • Atelier Ugshaloma Grande

    Ateliers des 16 et 23 janvier, avec Plan International, près du Quilotoa.

  • Chez les Shuars avec Fred et Jean

    Nos deux amis ont profité de la semaine pour s’enfoncer plus loin en Amazonie – un périple à pied et en radeau qui s’est avéré un peu périlleux !- avant de nous retrouver dans une petite communauté Shuar, près de Sucua, pour le week-end. Nos amis les 6nomades, Eric, Marion et leurs 4 enfants à vélo, nous avaient recommandé de leur rendre visite. Autrefois tribu de réducteurs de têtes, ils vivent aujourd’hui sur des territoires assez restreints, par groupes de familles et presque en autonomie : « il ne nous manque que le sel » aiment ils à affirmer. Plantes médicinales, fruits, légumes, rizières, cacao et café, accès au fleuve… tout y pousse comme dans un jardin d’éden. Nous montons la tente sous une grande hutte et parcourons les environs proches avec les explications de Oswaldo ou de Amaru, les conseils culinaires de Shiram « solo natural, muy rico! » et les jeux pour les filles avec Lisar et Masa. Cette famille a décidé de vivre du tourisme et de rituels de purifications diverses, et n’hésite pas à revêtir chaque jour de visite costumes et peintures faciales traditionnelles à l’achiote mais ne sont pas fermés à la découverte d’autres cultures, d’autres pays pour leurs enfants.

  • Un volcan éteint, le Quilotoa avec Fred et Jean

    Le Quilotoa se trouve tout près de là où je fais mes ateliers de gestion des risques, à 4000m dans une infinité de crêtes dressées comme les vagues d’une tempêtes. Le marché de Zumbahua (ma prochaine destination avec des scolaires) est parait-il fameux. Nous campons entre le cimetière et une ancienne école afin d’en profiter dès le réveil. A 6h du matin le marché bat son plein. Animaux, cordages, laine brute, fruits et légumes, vêtements… il y a même les repriseurs pour ajuster la nouvelle jupe de Aurore ! Un peu plus tard dans la matinée, sur la route du Quilitoa se découpent d’impressionnantes gorges, un avant goût pour découvrir au contraire le relief et le cirque de l’ancien volcan renfermant son lac émeraude. Les garçons en font le tour, les filles un petit bout… avant de descendre dans le cratère monter le campement. Il pleut… ce qui décourage à peine les nombreux jeunes venu fêter en musique dans ce lieu magique.

  • Avec Piem, Claire et Eli autour du Chimborazo !

    Piem et Eric vont tenter l’ascension du Chimborazo (6268m). C’est le plus haut sommet d’Equateur, et sur le globe terrestre, le plus éloigné du centre de la terre. Dès vendredi, nous partons tous les 7 camper proche du refuge qui mène au Carihuairazo, un volcan voisin à l’allure hérissée, qui culmine à 5000m. Nos tentes montées face au géant glaciaire nous offrent un réveil spectaculaire ! Piem et Eric partent à 2h du matin, précédant quelques cordées bien équipées, chacune avec son guide… ce que nos compagnons n’ont pas. La marche d’approche est longue et Eric souffre de fortes courbatures suite notre ascension du Tungurahua deux jours auparavant. Ils décident donc de faire demi tour afin de se préserver pour l’ascension du Chimborazo prévu deux jours plus tard. Tranquillement nous finissons par dénicher un très fameux site d’escalade non loin du volcan, avec son campement de rêve au bord d’une rivière. Une petite exploration dévoile la gorge bordée de falaises, équipées par endroits de voies qui se révèlent assez ardues. Piem, le plus expert, grimpe installer la corde puis chacun peut se confronter à la roche, un plaisir qui se retrouve ou se révèle ! Enfin il est temps de rejoindre le premier refuge du Chimborazo et pour notre plus grand plaisir la neige nous y accueille ! Eric et Piem attendent leur guide… Un peu plus tard, il est temps de redescendre vers Ambato pour les filles, tandis que les hommes installent leur campement. Le lendemain matin ils sont de retour chez nous plus tôt que prévu : cette fois c’est Piem qui, à 5800m, a subit le mal d’altitude. C’est qu’il ne s’offre pas si facilement, ce géant !

  • Ascension du volcan Tungurahua (5023m)

    Notre premier sommet en Équateur (et premier volcan pour moi) ! Justement celui qui nous nargue tous les jours par la fenêtre. Les filles bien entourées  à la maison, Eric et moi sommes montés la veille au refuge, puis réveillés à 2h du matin pour commencer l’ascension à 3h… Arrivée au sommet à 9h du matin. Du froid, la pleine lune, de la brume, des ciels dégagés, des fumerolles bouillantes, le lever du soleil bienvenu, un cratère dont on ne voit pas le fond et la magie d’une mer de nuage laissant s’élever tous les volcans voisins ou lointains. Incroyable, merveilleux ! Mais après la jubilation il faut redescendre, 3h30 jusqu’au refuge et encore 2h30  jusqu’à la voiture… retour bien fatigués mais heureux après plus de 12h de marche dans la journée !