Auteur/autrice : France Pinczon du Sel

  • Découverte de l’Amazonie

    Et elle n’est pas loin ! A seulement 1h d’Ambato chemine la route des cascades, entre Baños et Puyo qui n’est plus qu’à 924m d’altitude. C’est la première fois depuis Terre Neuve (fin juillet) que nous descendons au-dessous des 1000m !
    Tout y est surdimensionné : feuillages, fougères, cascades. On appelle cet ensemble forêt de nuages, pour les brumes inondant les vallons de ces montagnes luxuriantes.
    Le petit camping rassurant proche de Rio Verde nous offre de joyeuses rencontres. Luis est argentin, il gère les lieux avec bonne humeur et n’a pas hésité à nous inviter à partager un délicieux barbecue suivi de feux d’artifices (ils en sont fan ici!). Nous nous reverrons lorsque sa fille de 9 ans arrivera de France pour 3 mois !
    Notre tente est bien hermétique aux moustiques, qui ne sont même pas envahissants à cette altitude. Dans la pente des Andes, c’est l’Amazonie sans son inconvénient majeur… Nous sommes tous les quatre conquis.

  • Gestion des risques à San Fernando

    Cette fois c’est à San Fernando que se réalise la « socialización », le montage du programme de réduction des risques mené par la municipalité d’Ambato.
    Réunion entrecoupée par un autre événement sur la place du village : la venue très attendue de la directrice du ministère de l’éducation de Ambato pour résoudre un problème important : sur 600 enfants, 100 n’ont pas accès l’école faute de professeur… La commune est rurale et n’attire guère le corps enseignant.

  • D’un peu plus près…

    La semaine fut rythmée mais le vendredi soir dépaysant: petit resto en ville suivi d’un spectacle de danse indienne donné dans un des théâtres d’Ambato. Danses sacrées et danses du ventre à l’honneur, quel exotisme !
    Samedi à 5h du matin Eric part a vélo rejoindre un groupe de cyclistes, il est de retour à midi après avoir roulé 60km sur un parcours tout sauf plat! Nous enchaînons ensemble avec le matériel de camping et l’envie de mieux connaître le volcan Chimborazo, tout proche de chez nous. Pourchassés par les bancs de brume nous bivouaquons sous la bruine mais le lendemain le volcan se dévoile, et la route pour le refuge nous régale d’observation de nombreuses vigognes, tellement gracieuses. Léonie et Aurore cheminent ensuite vaillamment du premier refuge au deuxième, dont l’altitude, à leur grande joie, dépasse celle du sommet du Mont Blanc de 230 mètres ! A 5042m d’altitude, il n’y a pourtant pas encore de neige… c’est le privilège des andinistes qui doivent poursuivre avec un guide, des crampons et piolets !

  • Cerro Pilishurco

    WE tout terrain !

    RDV avec Roberto samedi après midi, pour aller jusqu’aux antennes d’Ambato; nous espérons rencontrer les personnes en charge du site, avec sans doute des instruments mesurant les mouvements sismiques de la région et des informations à nous donner, en plus de la forêt d’antennes pour téléphones et télévision, que nous apercevons de loin.
    Toujours est il que chez Roberto nous nous retrouvons embarqués dans une caravane de 4×4, quatre véhicules au total, parés pour en découdre sur les chemins boueux ! Armés de crics, treuils, sangles, bottes et gants ainsi que de bonne humeur, ils se retrouvent fréquemment pour tester leurs véhicules dans les conditions les plus improbables.
    Deux filles du même âge que Léonie et Aurore changent de voiture et l’arrière de la Land Rover devient le terrain de jeu des quatre fillettes enchantées. Chacun s’embourbe à son tour (impressionnant) et Roberto à l’aide de son treuil sauve la plupart des situations. Arrivés en haut, rattrapés par la brume à 4000 m d’altitude, la joyeuse bande nous quitte pour redescendre de nuit, non sans s’être assurée du confort de notre tente. Nous savourons alors le calme, entrecoupé de mugissement de taureaux qui, nous l’apprendrons plus tard, servent à la corrida…
    Le lendemain nous rendons visite aux gardiens des antennes. Ils voient passer une multitude de marcheurs, scouts campeurs, cyclistes ou cavaliers, de ceux qui arpentent ces hauteurs pour la magie du panorama, semé de volcans lorsque le ciel est dégagé. Il y a bien un sismomètre mais personne sur place pour nous en parler.
    De retour à Ambato, nous retrouvons les deux chambres terminées que nous occupons… à quand l’étage fini ? Nous avons hâte d’être vraiment installés, de défaire nos sacs, de ne plus vivre dans un chantier et de pouvoir travailler efficacement.

  • Première semaine d’école

    Beaucoup d’émotions cette semaine de rentrée. L’hymne national chanté en préambule lundi matin donne le ton. Formel et bonne tenue. Léonie et Aurore ne parlent pas espagnol et appréhendent, heureusement l’uniforme lisse un peu leurs différences. Léonie est en grade septimo, avec un maître d’école assez calme, Aurore est en cuarto avec une maîtresse vive et autoritaire. Une belle écriture est appréciée, les filles commencent par faire des pages de lignes… Heureusement elles se font vite des amies et, atout supplémentaire dans la cour de récréation : il y a le bar ! avec 50 centimes en poche, elles peuvent choisir un snack sain, maïs, pastèque, yaourt, sandwich au jambon ou au poulet… Il faut dire que les cours commencent à 7h du matin pour finir à 12h20. C’est la cession des « matutinales ». L’après midi, d’autres élèves prennent le relais dans les classes à partir de 13h.
    Une semaine n’est pas de trop pour comprendre le fonctionnement et les règles de l’institution, autant pour les nuances d’uniformes (le lundi, les jour de sport, les jours normaux!) que pour comprendre les enseignants, trouver la liste du matériel scolaire. Les parents aussi sont avenants et nous faisons d’agréables rencontres… A suivre !

  • Week-end camping, boue et bout de piste !

    Ce week-end notre tente a repris du service. Comme au Nunavut, départ le vendredi après l’école mais plutôt que sur la banquise nous campons à 3800m d’altitude. Le but est de s’éloigner des sentiers battus et d’explorer les environs. La fin de piste dénichée par Eric sur Google Map n’est praticable qu’en 4×4 assurément, et s’achève a l’orée d’une vallée spongieuse. Une fois les quatre roues définitivement enfoncées dans la boue, nous établissons notre bivouac..! Sommet enneigée au fond de la vallée, vaches et veaux en liberté, avec un taureau, heureusement attaché, comme gardien de notre tente. Dîner froid mais bonne ambiance sous notre dôme orange. Le lendemain, nos efforts pour se désenliser ne donnant rien, Eric et Léonie partent à pied vers un lieu habité afin de ramener de quoi manger et d’appeler Roberto. Celui ci nous rejoint et à l’aide du winch de son 4×4, extirpe en un rien de temps la Land Rover de sa boue. Super Roberto !

    Dans la vallée serpentent en pente très douce et en arc de cercle tout un circuit de rivières canalisées afin d’irriguer plus bas les cultures, grâce à la fonte des neiges du volcan Chimborazo. Un parfait terrain de jeu !

  • Voiture et altitude !

    Ce dimanche, nous profitons enfin du Land Rover pour aller explorer la nature alentours. A 40 km d’Ambato, elle nous emmène (non sans un arrêt pour cause de surchauffe!) jusqu’à 4200m d’altitude le long d’un chemin désert entre les cimes arides, magnifique ! Fraîcheur garantie, nous sommes heureux.

  • Maison, voiture, école

    Ces trois besoins indispensables mais pas si simples à finaliser nous occupent depuis deux semaines.

    Maisons : on en aura visité 9; occasions d’explorer la ville. Grâce à un hasard de rencontre et à un ami attentionné, nous trouvons la bonne : un deuxième étage avec vue imprenable sur le volcan Tungurahua. Après une semaine « entre camping et bateau » selon Eric, dans une minuscule chambre, nous revoilà tous les 4 dans une autre chambre, mais spacieuse et agréable, en attendant que les travaux de la maison soient fini. Au rez de chaussée habitent Cécilia, enthousiaste propriétaire et ses deux grands étudiants universitaires. Ils sont accueillants et heureux de nous aider dès que possible. Pour l’instant nous partageons leur cuisine, et profitons du jardin. Nous habitons assez proche du centre ville et tout près de beaux espaces verts comme de la campagne.

    Voiture… tout un feuilleton. Le beau 4X4 rouge réservé depuis une semaine nous file sous le nez, mais se transforme en une Land Rover d’occasion négociée par Roberto, un passionné et connaisseur de 4×4. Roberto travaille pour la protection des condors. Amoureux de la nature, il nous propose déjà toutes sortes de sorties à flanc de volcans.

    Ecoles : Léonie entre en grade Septimo et Aurore en Quarto. Publique ou privée ? Les avis les plus contradictoires nous parviennent. Finalement, les voilà inscrites à Nicolas Martinez, dans le quartier Pinllo, une école publique à 20 minutes de marche. Cependant nous continuons de négocier avec plusieurs écoles privées (proximité, classes moins chargées, cours d’anglais). Les mensualités coûtent entre 80$ et 135$ par mois et par élève, sans compter les coûts d’uniformes et de livres scolaires à la rentrée, qui représentent au bas mot un mois de salaire de l’un d’entre nous ! Afin de réduire les mensualités nous proposons à l’école de donner des cours une après midi par semaine de français, d’art, puis des cycles de conférences sur les risques volcaniques et même sur l’Arctique…

  • Visite attendue

    Eric, Marion et leurs 4 enfants, Siloé, Ellio, Nils et Mia, ont entamé leur tour du monde d’un an à vélo par l’Equateur (http://6nomades.com/). Nous étions chez eux à Stockholm pendant les dernières vacances de février, ils sont arrivés chez nous samedi (deux jours après notre installation), ont campé dans les chambres en chantier le temps d’un dimanche de repos à visiter Ambato et son beau parc Sueño. Mardi après-midi nous les avons rejoints en bus à Baños pour 24h. Découvertes diverses, dans ce village organisé pour les touristes. Un peu de hauteur et de calme font du bien.

  • Quiproquo

    Chela nous accueille chez elle suite à notre coup de fil pour visiter une maison. Au bout d’une demie heure à bavarder aimablement, elle comprend le but de notre visite mais la maison en question est déjà louée ! Confuse, elle cherche à nous aider. Vivre à la campagne nous plairait bien aussi… Chela et son mari Marcelo possèdent une hosteria, un ensemble de petites cabanes à Cevallos, tout proche de Ambato. Ils nous y amènent le lendemain. Marcelo y a tout construit, y compris la tyrolienne installée au dessus d’un bassin qui enchante les filles. Toute les combinaisons possibles entre différentes cabanes sont imaginées afin de nous inventer le logement de nos rêves, au plus proche de la nature ! Une amitié est née.