Auteur/autrice : France Pinczon du Sel

  • Auprès du mont Cubillin

    Allier les plaisirs, les motivations et les besoins c’est possible dans les Andes : Eric rêve de continuer à gravir des sommets ? Le mont Cubillin à deux heures de chez nous se propose ce week-end, avec un groupe de montagnards.
    Les filles doivent continuer à prendre de l’assurance sur leurs vélos avant d’entamer le Cinécyclo tour ? Les vélos amarrés à l’arrière de la Land Rover, nous trouvons un magnifique fond de prairie à 3600 mètres, vallonné, parfait à sillonner à bicyclettes pour les filles ! Moi, je soigne une épaule et ne dois rien porter pendant 10 jours, or dans cette vallée d’apparence tranquille, il y du spectacle !
    D’abord, nous montons la tente par prévoyance mais dormons tous les quatre à la belle étoile, après un souper cuit au feu de bois. Léonie s’extasie devant une vingtaine d’étoiles filantes!
    Eric nous quitte tôt le matin avant le réveil des filles, pour entamer son ascension. Et vers 7h, c’est le rodéo : une quinzaine d’hommes débarquent sur le chemin à proximité, encerclent un « toro bravo » et finissent par le maîtriser puis l’emmener jusqu’à une camionnette. Deux autres taureaux seront capturés, pour des corridas un peu plus bas dans la vallée. Plus tard, tandis que nous pique niquons autour de notre petit feu, un incendie de paramo est déclenché sur le versant d’en face ! Qui prend des proportions assez remarquables… et ensuite, ahuris nous observons quatre cavaliers se diriger vers la vallée, enflammant sur leur passage des feux sauvages à l’aide d’une torche ! Peu rassurées, nous les suivons ensuite à la jumelle aller semer la pagaille dans un champ de vaches un peu plus bas, exciter un taureau… Les chevaux sauvages qui nous entourent sont aussi tout perturbés, hennissant et galopant de ci de là sans raisons. En fin de journée, Eric de retour de sa belle ascension, les filles enfourchent leurs vélos de nouveau pour une longue descente sur le chemin de terre, jusqu’à l’asphalte, et la nuit.

  • Une exposition au cœur d’Ambato

    Avec la fin de l’année scolaire se sont achevés mes ateliers pour écoliers. Et ô bonheur, ils se sont vu remplacés par un projet culturel, non sans liens avec mon passé : la conception puis la réalisation d’une exposition, pour sensibiliser aux risques naturels qui pèsent sur notre douce ville d’Ambato.
    Le lieu trouvé, prêté pour un mois, fut le merveilleux centre culturel de la UTA où nous accompagnons si souvent Aurore et Léonie pour leurs activités de danse, chant ou théâtre; ici, l’amitié nous a ouvert les portes.

    Deux mois de préparation riches en rencontres, dans les méandres d’institutions ou avec des personnes d’âge mûr ayant vécu le terrible tremblement de terre qui détruisit Ambato en 1949. Deux mois à la recherche de matériel photographique, à interviewer, à faire des demandes officielles, à définir le concept de l’exposition, à dessiner un cheminement, imaginer une scénographie… Bref, à connaître de manière plus intime notre ville, ses habitants, ses fonctionnements et ses failles géologiques!

    Le concept final ? Une exposition qui sensibilise grâce à 3 axes indissociables : l’histoire afin de se souvenir, la science pour comprendre les phénomènes (tremblements de terre, volcanisme, glissements de terrains) et augmenter son savoir, et enfin l’art pour impacter et enchanter. Avec pour fil rouge une ribambelle de messages de sensibilisation jaunes vif, courts, choisis pour leur résonance avec chaque partie de l’exposition.

    On ne peut omettre une dernière partie, qui fonde dans son histoire le peuple ambateño: « la Fiesta de la Fruta y de las Flores« . L’initiative de créer une fête comme réponse à la tragédie de 1949 est unique en son genre. Ainsi est né le festival le plus connu d’Ambato qui depuis 1951 a permis de redresser l’économie d’Ambato et d’en faire la 4eme ville la plus productive du pays. Elle me permet par la même occasion de distiller un peu de gaîté et de couleur dans notre exposition ! Costumes de reines d’Ambato pour des défilés, affiches chatoyantes…

    Je dois aussi remercier Eric pour sa contribution scientifique : grâce à ses contacts au sein de l’Institut Géophysique de Quito, à son bon sens et à ses connaissances en sismologie, nous avons pu réunir de précieux documents et écouter des scientifiques passionnants lors de l’inauguration et de conférences.
    En effet, profitant de l’événement, nous avons organisé tout un programme d’ateliers et de conférences afin de sensibiliser le plus grand nombre. Ainsi se déclinaient les semaines : les mardis artistiques (dessin et théâtre sur le thème), les mercredis de la science (ateliers de premiers soins par la Croix Rouge et conférences en soirée), les jeudis pratiques (ateliers simulations, et outils sur téléphones intelligents) et enfin les vendredi cinéma !

    Résultat, trois mois intenses et passionnants pour moi, de nouveaux amis ambateños et d’autres projets en perspective… Avec Léonie et Aurore, nous venons justement de rendre visite à Paty Falcony, la designer en costumes de fêtes, qui nous a ouvert son atelier!

  • WE escalade et anniversaire d’Eric!

    Igualata à vélo, 8-10 juin 2018

    Eric a décidé de préparer sportivement son anniversaire : vendredi midi, il part à vélo avec bivouac léger en direction du mont Igualata. Son but, atteindre le sommet à 4 430m d’altitude, une piste y mène puisque c’est un point haut piqué d’antennes de communication, à entretenir.  Nous, les filles, le rejoignons en 4X4, on le dépasse même afin de lui préparer un campement presque en haut. Mais brume et bruine nous masquent la vue rêvée… le lendemain rien n’a changé, on ne retrouve le paysage que quelques 1000m plus bas.

    La suite du programme est de retrouver des amis montagnards pour découvrir avec eux le site d’escalade de Guano, proche de Riobamba. Carmen, Luis et leur deux fils de 7 et 15 ans ainsi que leur ami Oscar nous accueillent chaleureusement. Chacun s’élève sur la paroi puis le soir tombant, nous acceptons l’invitation à dormir chez eux et surtout à fêter les 49 ans d’Eric en leur compagnie. Nous les régalons de notre picnic d’anniversaire, puis d’une projection du film en cours de réalisation sur nos 5 ans au Nunavut.

    Le lendemain dimanche, dès l’aube, Eric et Oscar partent à vélo pour rejoindre Palitahua, un site dévasté par la dernière éruption volcanique du Tungurahua, où subsistent des sources d’eau chaudes, accessibles en moins de 2 heures de balade en montagne. Les deux familles rejoignent les cyclistes un peu plus tard afin d’entamer ensemble cette magnifique marche dans un univers subtropical, pour finir tout jaunes dans des bassins minuscules mais chauds et gazeux!

    Dimanche soir, c’est notre première projection CinéCyclo chez nos amis de Santa Rosa, au-dessus d’Ambato.

    Pour ses 49 ans, Eric aura fait dans le week-end 150 km et 3500m de dénivelé positif à vélo ! Il n’y a pas d’âge pour…!

  • Ateliers Risques Naturels

  • 1er mai, un WE sous le signe de l’eau!

    Dès le vendredi après midi nous partons pour 4 jours avec de quoi bivouaquer, en premier vers une vallée où l’on pourrait observer des condors. Route magnifique mais à la nuit tombée, toujours pas de vallée, ni de condors, ni d’espace plat pour camper… nous montons finalement la tente à environ 3800m d’altitude au bord d’un chemin, juste avant que la pluie ne s’y mette.
    Le lendemain nous découvrons un bon tronçon de route qui mène jusqu’à Papallacta, semée de panneaux « attention, passages d’ours »! Papallacta (3150m) est connue pour ses eaux thermales cristallines. 3 heures de baignades jusqu’à la nuit bien avancée nous offrent détente et rencontres très sympa. Pas besoin de chercher un campement ce soir là, la direction des piscines nous offre un emplacement sur l’herbe juste à coté ! Dimanche matin nous continuons notre descente des Andes, coté oriental, pour atteindre le point convoité : LE volcan en éruption depuis 10 ans, qui crache cendre ou blocs incandescents plusieurs fois par heures ! Le Reventador (3660m). Il y a peu de choix pour l’emplacement rêvé afin de l’observer, un complexe hôtelier a défriché la forêt pour aménager chemins et belvédères, c’est là que nous montons la tente pour la nuit, à 1500m d’altitude… Mais auparavant, nous nous rendons un peu plus bas auprès de la plus haute chute d’eau d’Equateur. Classée patrimoine naturel, nous nous y retrouvons coincés en compagnie d’autres visiteurs, blottis sous un petit toit de paille  tandis que des déluges s’abattent sur nous voilant complètement la chute de San Rafael (150m)… Après une magnifique nuit d’observation du volcan, nous repartons pour boucler la boucle : excursion à la grotte de Los Tayos, camping et visite de la grotte du Chaman (700m d’altitude), Tena (rencontre avec Jaime qui dirige un entreprise de rafting), puis nous atteignons Puyo, remontons dans les Andes vers Baños avant de rentrer, humides, chez nous à Ambato (2600m)!

    REVENTADOR – compte-rendu journalier –  No. 2018-119, dimanche 29 avril 2018

    REVENTADOR – compte-rendu journalier –  No. 2018-120, lundi 30 avril 2018

  • Atelier à Mulaló

    Mulaló est un village situé au pied du volcan Cotopaxi

  • Ateliers de sensibilisation aux risques naturels

  • Remise corde Capoeira Léonie

  • Atelier école Emilio Maria Teran