Laguna Amarilla

Depuis notre arrivée à Ambato en août 2017, nous entendons parler de cette Laguna Amarilla, au coeur du cratère du volcan El Altar, à 50 km de chez nous… Renseignements pris, la randonnée est longue, au départ de Releche, et j’ai réservé un cheval pour les filles. Vendredi soir, nous peaufinons les préparatifs au village voisin La Candelaria, où nous sommes invités à camper sur la belle pelouse du stade municipal (alors que l’équipe de France vient d’accéder à la demi finale de la Coupe du Monde !). Malheureusement, un virus ébranle la famille, le samedi matin, c’est finalement seul que je m’élance sur le sentier boueux. 6 heures plus tard, à 4200m d’altitude, je découvre ce lac de cratère qui mérite sa réputation. Pendant quelques heures, j’explore les environs du lac entouré par un cirque de pics glaciaires vertigineux. 4 cerfs sauvages, tels des chamois, s’éloignent lorsque j’atteins l’autre rive du lac. J’aime marcher dans l’eau, en longeant la berge. Avant la tombée de la nuit, je rejoins un rocher surplombant qui me permet de m’installer au sec pour dormir. J’ai bien chaud dans mon duvet, et savoure le ciel étoilé et les sommets enneigés à chaque fois que j’ouvre l’oeil, seul au bord de la Laguna Amarilla. Le plus haut, l’Obispo, culmine à 5319m. J’ai de la chance avec la météo ! Je m’apprête à redescendre dans la vallée lorsque les premiers randonneurs arrivent le lendemain matin, surpris de me trouver là. En deux jours, je croise une trentaine de personnes. Des trail runners, des randonneurs expérimentés, des promeneurs accompagnés par guide et chevaux, certains campent, d’autres dorment au refuge de Collanes. Assurément il nous faudra deux chevaux pour revenir en famille.

Neiges du Carihuairazo

Pour cette quatrième tentative d’ascension du Carihuairazo, le volcan de plus de 5000m le plus proche de la maison (22km), ça s’organise avec un groupe d’amis d’Ambato. En famille nous décidons de camper au départ du sentier, où nous arrivons la veille par une piste très accidentée. Contents d’avoir un bon véhicule tout terrain ! Deux fillettes font du stop sur le bord du chemin, elles reviennent du catéchisme, nous les déposons quelques kilomètres plus loin, près de leurs maisons, à 4200m d’altitude, au pied du Chimborazo. Quelle vie différente de celle des habitants d’Ambato, 1700m plus bas…

Le lendemain matin, tout est blanc ! Il a neigé cette nuit. Alors que je m’apprête à partir seul, mes 12 coéquipiers arrivent enfin (quasi 2h de retard…), et nous partons vers le sommet ennuagé, laissant France et les filles profiter de la tente et des environs. Bientôt nous marchons dans la neige. Connaissant désormais assez bien le chemin, et avec l’aide du GPS en cas de doute dans la brume, je me retrouve en tête de notre joyeuse équipe. Longtemps nous suivons les traces des vigognes, toujours aussi belles et nombreuses. Crampons aux pieds et encordés, nous poursuivons vers le sommet toujours invisible. Premier de cordée, je savoure d’autant plus cette course de neige, tous les sens en éveil. Au pied du dernier tronçon, particulièrement raide, nous ne sommes plus que 4 motivés, les cordées se réorganisent. Finalement, je suis plus à l’aise dans ces conditions de neige assez compacte, que lors de notre ascension en février dernier, il n’y avait alors pas de neige dans la partie finale et le terrain est assez instable.

Malgré notre motivation, les conditions s’avèrent délicates pour les derniers 15 ou 20 mètres, et l’heure avance, nous décidons de redescendre. C’est là que deux grosses pierres dévalent dans le couloir et manquent de nous percuter. Heureusement, seule une toute petite pierre me touche la joue, plus de peur que de mal. Nous retrouvons les deux autres cordées un peu plus bas, et continuons de savourer cette longue rando dans la neige et les quelques éclaircies. Retour vers Ambato au crépuscule, le Carihuairazo se découvre enfin ! Magnifique.

Pêle-mêle juin 2018

Sismo au Cotopaxi

Jeudi 28 juin, je reçois un message de Silvana Hidalgo, responsable de la section volcanologie à l’Institut de Géophysique de Quito, qui me demande si je peux épauler l’installation d’un sismomètre, dès le lendemain, sur le glacier du volcan Cotopaxi. Sans hésiter, je retrouve Freddy Vásconez et Jorge Córdova à l’entrée du Parc National du Cotopaxi à 9h vendredi matin. En passant au refuge (4850m), Diego, l’un des trois gardiens, se joint à nous pour la manip, tandis que Freddy préfère nous attendre là. A 5000m, encordés et crampons aux pieds, nous grimpons sur le glacier. La station est à 5150m d’altitude, sur une zone du glacier relativement inclinée. Avant d’installer le sismomètre, il faut faire un trou de près d’1m de profondeur. Me voilà à faire un trou dans la glace, un de plus, mais cette fois il ne s’agit ni de banquise ni d’iceberg, mais d’un glacier sur un volcan actif ! Avec l’altitude, l’effort n’est pas le même. Travailler encordés compliquent un peu les opérations également, mais quelle manip mémorable !

Le sismomètre est utilisé ici pour enregistrer précisément les « ice quakes » ou tremblements de glace, et les différencier des tremblements du volcan (15 à 20 par jour). C’est la station sismique la plus haute du pays.

Dernier jour d’école

Cyclistes du dimanche

Route du samedi, 50km, 1200mD+, avec German et son frère : Ambato, Chibuleo, Aguajan, Pasa, Ambato

Route du dimanche, 55km, 800mD+, avec Jorge, Edisson et Walter : Ambato, Salasaca, Pelileo, Huambalo, Cotalo, Chacauco, Baños

Roda Capoeira

Tempête au Cayambe

Tentative d’ascension du 3ème volcan d’Equateur (5790m), et du plus au sommet sur la ligne de l’équateur. Mais le mauvais temps qui persiste depuis 4 jours devient tempête, et au bout de 1h30 de progression, nous n’avons d’autre choix que de faire demi-tour !

En famille, nous venons dès le vendredi soir à Cayambe, où nous assistons par chance au premier défilé des fêtes annuelles. Camping sympa dans les environs. Samedi, nous prenons la longue piste qui mène au refuge, les deux derniers kilomètres sont difficiles et malgré le mauvais temps, nous décidons de terminer à pied. Léonie et Aurore nous suivent tant bien que mal en se courbant contre le vent. Chocolat chaud bien mérité au refuge (4615m). Il fait froid! Et malheureusement, le volcan reste dans les nuages.

Trempés jusqu’aux os nous redescendons pour trouver un lieu de bivouac… Nous campons vers 4000m d’altitude dans un lieu très venté. Les bourrasques ne nous aident pas à monter la tente, c’est l’onglée pour tous. La tente se ploie, la tempête fait rage toute la nuit, nous n’en menons pas large ! Tout aussi acrobatique son démontage le dimanche matin, le vent ne faiblit pas. La tente résiste, ouf.

Dimanche, de retour à Cayambe, j’embrasse France et les filles qui prennent le bus pour Ambato (4h de trajet), et repars pour le refuge avec Nacho (guide), Henri, Christian et Maria. Cette fois, avec tous les sacs, j’arrive jusqu’au refuge, impressionné par les performances de notre bonne vieille Land Rover. Le gardien est sur le point de fermer le refuge, les conditions sont trop mauvaises, les autres andinistes ont annulé leurs venues. L’équipe arrive peu après à pied, Nacho tente en vain de négocier le prix de la nuit, car le vent nous dissuade de monter les tentes… Pour 15$ chacun, le gardien nous laisse les clés du petit refuge, où nous sommes bien mieux pour préparer nos sacs, manger un peu et dormir quelques heures, entre 19h30 et 22h. A 23h, bien équipés, nous plongeons dans la pénombre et la tourmente. Pluie verglaçante… Bientôt, chacun est recouvert de glace ! Avant d’atteindre le glacier, le vent est tel que l’abandon est évident.

A 9h du matin, après une petite nuit bien fraîche dans le refuge de pierre, bercés par le vent qui siffle, nous nous dirigeons vers la vallée. L’équipe est à pied sur les deux premiers kilomètres, je descends en Land Rover avec tous les sacs. La piste est à peine visible, cachée par la neige ! Belle expérience tout terrain.

Nous reviendrons !

Ecuasol au Pasochoa

Avant la journée de travail à Quito, avec nos collègues volontaires d’Ecuasol, j’organise l’ascension du volcan Pasochoa (4200m) pour toute l’équipe le 14 juin. Temps magnifique le matin, descente sous la pluie l’après-midi, une météo parfaitement andine ! Très fier d’Aurore et Léonie qui réalisent leur plus longue rando.

Sortie avec la classe

L’excursion

Aujourd’hui, avec la classe, nous sommes partis en excursion à l’autre bout d’Ambato pour voir des stands de « Transito » sur la sécurité routière. C’était chouette, parce-que nous n’avions pas eu besoin d’amener les cartables, alors nous étions tous là, les 20 qui ont été choisis prêts à partir, et sans cartable ! Nous sommes partis de l’école dans une petite camionnette d’écolier, arrivée en retard; il y avait une drôle d’ambiance dedans, avec ceux qui papotaient et ceux qui chantaient presque juste par dessus la musique que le chauffeur avait mis ! Nous avons fini par arriver devant la mairie; le professeur nous a emmener jeter un coup d’œil aux stands, et nous sommes allés écouter la conférence tous très distraits. Enfin le professeur nous a dit qu’elle était finie, et qu’on allait faire le petit tour au Mall dont il nous avait parlé. Tout à coup, c’était le bazar, on a tous presque couru vers le Mall… et on est entré ! Là, il y en a un qui ne savait plus comment ressortir de l’ascenseur, une qui avait peur de escalators… et le tout qui se dispersait dans le grand supermarché. Tous ont acheté des cochonneries. Et pendant ce temps là mon professeur mangeait un KFC ! Le bazar total ! Petit à petit on les a tous retrouvé pour partir par le parking, puisqu’on avait perdu l’entrée. Le lundi, il y a Angelo qui nous a dit qu’on aurait pu faire attention, qu’il avait du revenir à pied car on l’avait oublié au Mall !