Auteur/autrice : Éric Brossier

  • Sincholagua

    8h30, je suis à la hauteur du sommet du Mont-Blanc, au petit col à environ 70m sous le sommet du Sincholagua (4873m). La fin de l’ascension est de l’escalade, mais je suis seul et sans corde, la neige rend la roche glissante et je n’ai pas pris mes crampons, les premiers nuages se forment et réduisent la visibilité, France et les filles m’attendent en bas pour le pique-nique… autant de raisons de m’arrêter là, et de profiter sereinement de cette vue magnifique. Je savoure, avant de redescendre jusqu’au rio Pita, au bord duquel nous avons planté la tente hier soir, à 3600m d’altitude. A 11h30 j’entre rapidement dans la tente alors que la pluie commence à tomber. Un violent orage éclate !

    Quelle chance j’ai eu de pouvoir faire cette ascension par beau temps ! Il a plu fort pendant la nuit; brume épaisse et grand silence en partant de la tente ce matin à 4h… puis j’ai marché sous un ciel étoilé et admiré le lever du soleil sur les volcans : Quilindaña, Cotopaxi, Rumiñahui, Ilinizas, Corazón, Pasochoa, Guagua et Rucu Pichinchas, Cayambe, Antisana ! Chemin superbe passant d’un vallée verdoyante au sommet escarpé et enneigé du Sincholagua. Aigle, lapin, perdrix, renard, colibri… Pas de pluie, pas de boue, pas de vent. -5°C au petit jour, chaleur du soleil équatorien quelques instants plus tard. Après plusieurs ascensions dans les nuages, ce Sincholagua est un régal.

    Notre tente est installée à la limite du Parc National Cotopaxi. Le pont envisagé pour traverser le rio Pita est barré par de gros rochers, alors nous n’avons pas été plus loin, et la balade était juste un peu plus longue. Deux 4×4 de Machachi, petite ville voisine, après quelques hésitations, se lancent elles dans la rivière pour traverser à gué ! Le treuil est de sorti, les deux véhiculent se retrouvent sur l’autre berge. Le site est truffé de curiosités : capteur de lahars (nous sommes proches du Cotopaxi, volacn actif…), maisons abandonnées, four à pain creusé dans la roche, grottes au-dessus du rio… Une fois le camp plié, nous suivons les pistes qui arpentent la partie très peu fréquentée du parc. Chevaux sauvages, collecte de sable volcanique…

  • Laguna de Mandur

    Oscar me propose ce week-end d’aller à la Laguna de Mandur, au pied de l’Obispo, le sommet de l’Altar (5319m). Il faisait un temps superbe sur la cordillère jeudi et vendredi, et nous sommes bien motivés, France et les filles aussi. Nous récupérons notre ami à Riobamba et empruntons une longue et belle piste jusqu’à Bocatoma (3430m), où a lieu un important captage d’eau pour les communautés en contre-bas. Pour la première fois, nous partons en famille avec tout le matériel de camping sur le dos. Habituellement, la tente est installée non loin de la voiture (ou de la motoneige, du raft, de la pirogue…). Le sentier est difficile, très boueux, mais la nature est magnifique. Au bout de deux heures de marche, Oscar nous recommande une mini clairière dans un bois de polylepis. La météo n’est pas terrible, alors la tente est appréciée. Sauf par Oscar qui est claustrophobe et qui préfère s’abriter sous un petit arbre ! Vers 2h du matin, les fortes pluies le décident à se mettre sous le auvent de notre tente…
    A 6h, Oscar et moi tentons notre chance vers les hauteurs glacées de l’Altar. Nos sacs sont légers, avec crampons, piolet et casque seulement. Encore pas mal de boue avant d’atteindre une belle arête qui nous mène jusqu’à la neige. Mais la météo nous dissuade de nous engager plus haut. Impossible de voir le lac de Mandur, tout proche. 4550m, demi-tour. Nous croisons un groupe qui s’apprête a faire demi-tour lui aussi, leur guide nous offre une petite dose d’eau de vie. Vers 11h, la pluie reprend! A 13h, de retour à la tente, nous plions le camp. Dans la descente, nous discutons avec un français qui a tenté l’Obispo avec ses 3 compagnons, en vain. La partie orientale de la cordillère des Andes est sous l’influence humide de l’Amazonie… Trempés, boueux, mais contents !

  • Séisme Cumanda

    Sismo de 6,5 Mg à 8.71km de Cumanda, Chimborazo, le jeudi 6 septembre 2018 à 21:12:05 (igepn.edu.ec).

    J’étais alors à Guayaquil, au téléphone avec France, elle à Ambato, au moment du séisme, et nous l’avons bien senti simultanément!

    Commentaire de l’organisateur du séminaire à Guayaquil: « Séisme cohérent avec position du contact inter plaques et aussi très proche de la grande faille de pallatanga… »

    Article Reuters : Magnitude 6.3 quake causes slight damage in central Ecuador

    Des dégâts

  • Ecole d’été à Guayaquil

    « Dangers naturels et pression anthropogénique dans la zone marine et cotière. »
    ESPOL Guayaquil 3-6 septembre 2018

  • Scouts d’Ambato

  • Au pied du Carihuairazo

    Aurore et Léonie ont rendez-vous à 5h30 ce jeudi matin dans le centre d’Ambato, départ pour deux jours de camp scout avec le groupe Jambatu XV. Le bus les emmène du côté du Pasochoa…

    France et moi en profitons pour aller camper au pied du Carihuairazo. A 20 km d’Ambato, ce coin nous fascine toujours autant. Nous trouvons une nouvelle piste, plus sauvage, au bout de laquelle nous laissons la voiture. 2 ou 3 heures de marche et nous choisissons un superbe site pour planter la tente, à 4600m d’altitude. Les deux volcans se dégagent en soirée, des vigognes semblent admirer avec nous le coucher de soleil et le lever de lune.

    Le temps change dans la nuit, le vent souffle, et c’est dans les nuages que j’atteins la pointe Joséfine (4910m) à 6h ce matin. France a préféré profiter de la tente plus longtemps !

  • Nani en Equateur !

    Du 13 au 28 août 2018

     

  • Quito

    Panecillo et Fête de la lumière à Quito, avant de dire au revoir à nos amis bretons.

  • Isla de la Plata et alentours

    Après les Andes et l’Amazonie, la côte Pacifique, toujours avec nos amis Gwenn, Dom, Léonie et Lucien. Moment fort : l’île de la Plata !

  • Du Reventador à Papallacta