Mesure des mouvements du glacier du Cotopaxi

Je retrouve Silvana Hidalgo et son équipe de 7 vulcanologues et techniciens à l’entrée du parc du Cotopaxi, ce mardi matin. JC m’a sollicité hier après-midi, alors que je passais par l’Institut de Géophysique pour déposer le sismomètre utilisé pendant l’exposition. La période de grand beau temps s’achève pendant que nous cheminons vers le refuge : grésil, éclairs, tonnerre… Il n’y a pas de vent, les nuages se déplacent doucement, l’électricité statique s’accumule d’autant plus, la foudre frappe régulièrement. Impressionnés et un peu inquiets, nous patientons au refuge, installé heureusement dans une combe à 4850m d’altitude.

Finalement, le temps s’améliore, le grésil devient neige, puis le ciel s’éclaircit. Par équipes de 3, nous rejoignons 3 premières stations, à côté du glacier, à une heure de marche environ du refuge. Ce mini réseau de sismomètres, en place depuis 6 mois, mesure les secousses produites par le glacier, afin de les différencier des séismes internes au volcan. Les données seront vérifiées au retour au labo. Je suis avec JC, qui embarque la batterie, et Marco, qui se charge de la caisse, des câbles, des panneaux solaires; ils me confient le sismomètre (20000$!), à ne pas secouer dans la descente…

En fin de journée, 4 stations ont pu être démantelées, l’équipe reviendra demain pour les 3 autres. Du bon boulot, inespéré vu les conditions météo initiales. Au volant du pick-up qui redescend à bonne allure sur la piste accidentée, JC chante sur de la salsa portoricaine.

Un guide local, à l’entrée du parc, me demandait si le Chimborazo est un volcan… la connaissance scientifique a décidément du mal à atteindre la population, y compris les professionnels du tourisme !

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